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Actualités

Les voix des communautés des Premières Nations sur le handicap : création de méthodes innovantes pour le transfert des connaissances

Le CRISPESH a le plaisir d’annoncer le retour de ses midi-conférences!

Ces conférences sont gratuites et s’adressent aux chercheur.e.s, enseignant.e.s, professionnel.le.s, étudiant.e.s ou tout autre personne œuvrant en faveur d’une société inclusive.

Le 3 février 2021, nous accueillons à nouveau Shannahn McInnis, Rose-Anne Gosselin  et Amanda Shawayahamish pour la suite de leur conférence donnée en novembre dernier sur les voix autochtones du handicap.

La conférence sera donnée en anglais; un service d’interprétation simultanée vers le français sera offert. Inscrivez-vous!

Introduction à la recherche qualitative

Le CRISPESH a le plaisir d’annoncer la tenue de sa troisième formation de l’année. Les formations du CRISPESH sont ouvertes au personnel du CRISPESH, du cégep du Vieux Montréal et du collège Dawson, ainsi qu’aux stagiaires, collaborteurs et collaboratrices impliqué.es dans les projets.

Le mercredi 20 janvier 2021, de 13h00 à 14h30, nous accueillons Mme Émilie Robert, directrice de la recherche et du transfert au CRISPESH, pour une introduction à la recherche qualitative.

La recherche qualitative repose sur la mobilisation de données de nature qualitative. Elle vise le plus souvent à mieux comprendre un phénomène, une pratique, ou encore une politique. Elle permet « des descriptions et des explications riches et solidement ancrées dans un contexte local » (Miles et Huberman, 1994). Le terme de recherche qualitative recouvre toutefois une diversité de courants et de méthodes. Si de nombreux chercheurs qualitatifs considèrent la recherche qualitative comme un « art », elle n’en est pas moins dépourvue de rigueur et de règles permettant d’en assurer la qualité et la robustesse scientifique.

Cette formation proposée par le CRISPESH donne un aperçu des démarches les plus communes de la recherche qualitative (p. ex. étude de cas, recherche participative, ethnographie) et des outils utilisés. Elle vous permettra de distinguer les différentes démarches de recherche qualitative, d’en comprendre les spécificités, ainsi qu’en connaître les outils.

La formation sera donnée en français. Pour vous inscrire et obtenir les informations de connexion : inscriptions@crispesh.com

COVID-19 : Quand les technologies utilisées en enseignement causent de l’anxiété

Ce n’est pas parce que les jeunes sont souvent sur les réseaux sociaux qu’ils sont à l’aise avec les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE). En fait, ces dernières causent de l’anxiété à une proportion importante de la population étudiante du collégial, ce dont témoigne une étude en cours dirigée par Paul Turcotte, enseignant au Cégep du Vieux Montréal et chercheur au Centre de recherche pour l’inclusion des personnes en situation de handicap (CRISPESH).

La pandémie de COVID-19, qui impose l’enseignement à distance, est venue exacerber cette anxiété, au point qu’elle touche maintenant la majorité de la population étudiante. « L’implantation désordonnée et rapide d’une multitude de plateformes d’enseignement à distance ainsi que la présomption que les jeunes maîtrisent ces outils ont augmenté la peur liée à l’utilisation des TICE, qui était déjà présente avant la pandémie », précise Paul Turcotte.

Dans le cadre du Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA), le chercheur et son équipe avaient entrepris en 2019 d’étudier les effets de l’usage des TICE sur l’anxiété lors des études collégiales. « Nous avions comme hypothèse que l’implantation des TICE, en lien avec le Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur, pouvait jouer sur l’anxiété que vit un nombre toujours croissant de jeunes au cégep ».

L’équipe de recherche, qui inclut des étudiantes et étudiants partenaires, avait conçu un questionnaire papier et organisé des groupes de discussions pour déterminer le rôle des TICE dans l’anxiété ressentie, particulièrement en formation préuniversitaire. Puis la COVID est arrivée avec ses défis, mais également ses points positifs. Les questionnaires ont notamment dû être informatisés : une charge de travail supplémentaire qui, à terme, permet une meilleure comptabilisation des données. « Le nombre d’étudiantes et d’étudiants souffrant d’anxiété a soudainement augmenté et nous avons décidé de généraliser notre étude à toute la population collégiale. Nous recevons des réponses plus significatives, car les jeunes nous disent précisément par quoi leur anxiété est générée », signale Paul Turcotte.

La surcharge d’informations, par exemple, est un élément anxiogène. « Nous recevons beaucoup de messages et de notifications à toute heure du jour, de la part de plusieurs professeurs », raconte Thomas Dupuis, un étudiant partenaire. L’analyse des groupes de discussions révèle aussi que la multiplicité des plateformes et les examens à distance engendrent beaucoup de stress.

Selon Marianne Dépelteau, une autre étudiante partenaire, les cours asynchrones – sans interaction en temps réel – peuvent être un problème. « Dans certains cours, on ne voit ni la personne qui enseigne, ni la classe, ça rend la communication très difficile ».

Même si l’analyse des résultats n’est pas terminée, Paul Turcotte peut déjà prodiguer quelques conseils pour diminuer l’anxiété causée par les TICE. « Il ne faut pas créer de mur opaque entre l’enseignante ou l’enseignant et les jeunes. Il est nécessaire de mettre en place des modalités de communication dans lesquelles c’est la personne qui prime, pas la technologie. Pour ce faire, il faut commencer par définir les besoins et les limites de la population étudiante et du personnel enseignant. C’est la base sur laquelle il est possible de construire une meilleure communication et de rechercher, ensemble, un juste équilibre. »

— Article du Conseil supérieur de l’éducation

Midi-conférence le 2 décembre: L’emploi des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme

Le CRISPESH a le plaisir d’annoncer la tenue de son troisième midi-conférence virtuel. Les midi-conférences virtuels du CRISPESH se tiennent de 12h00 à 13h00 tous les premiers mercredis du mois et sont gratuits. Ils s’adressent aux chercheur.es, enseignant.es, professionnel.les, étudiant.es ou toute autre personne œuvrant en faveur d’une société inclusive.

Le 2 décembre prochain, nous accueillerons Valérie Martin, candidate au doctorat à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, pour une conférence sur l’emploi des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA).

La majorité des études sur l’inclusion en emploi des personnes ayant un TSA se sont concentrées sur les difficultés des individus et les adaptations à leur offrir. Toutefois, pour atteindre un meilleur taux d’emploi, il est aussi important d’orienter la recherche et les interventions sur l’environnement qu’est l’entreprise. La recherche doctorale de Valérie, basée sur un devis qualitatif, visait à comprendre les facteurs organisationnels qui contribuent au processus d’intégration des employé.es autistes dans une organisation lorsqu’ils ou elles reçoivent des services de soutien en emploi. Les résultats indiquent que la qualité de la relation gestionnaire-employé.e, soutenue par l’action du conseiller ou de la conseillère en intégration était une dimension importante contribuant au succès ou à l’échec du processus d’intégration des employé.es autistes.

La conférence sera donnée en français; un service d’interprétation en anglais sera également offert. Cliquez ici pour vous inscrire.

Médias sociaux, transfert de connaissances et handicap: réflexion du CRISPESH

À l’heure de la distanciation sociale et du virtuel, les médias sociaux ont le vent en poupe. Prenons l’exemple du géant Facebook. En mai 2020, la compagnie rapportait plus de 2,6 milliards d’utilisatrices et d’utilisateurs actifs, parmi lesquel.les 1,7 milliard sur une base quotidienne (1). Devenu un lieu d’échange à grande échelle, le monde scientifique se tourne de plus en plus vers les médias sociaux pour diffuser ses résultats, mais aussi comme outil même de la recherche. Qu’il s’agisse de recruter les participantes et participants, de collecter des données ou d’interagir avec les différents acteurs et actrices de la recherche, les médias sociaux offrent des canaux de communication de plus en plus attractifs par leur portée sans précédent.

Les 26, 28 et 30 octobre derniers, nous avons assisté au congrès virtuel sur les stratégies de transfert de connaissances par les médias sociaux organisé par le KTDRR (Center on Knowledge Transfer for Disability and Rehabilitation Research). Parmi les nombreux sujets abordés, les enjeux éthiques associés à l’utilisation de ces plateformes dans le cadre d’activités de recherche ont rapidement attiré notre attention. Comment, en tant que Centre collégial de transfert (CCT) en pratiques sociales novatrices travaillant avec (et pour) les personnes en situation de handicap, peut-on intégrer la connaissance de ces enjeux afin de tirer le meilleur de ce que les médias sociaux ont à offrir, sans pour autant briser les barrières éthiques associées à cette population ? Cliquez ici pour lire l’article au complet.

Deux nouvelles professionnelles de recherche au CRISPESH

L’équipe du CRISPESH s’agrandit! Au cours des derniers mois, le CRISPESH a ouvert deux nouveaux postes de professionnelles de recherche à temps plein. Ainsi, Pauline Claude et Leslie Dubent se sont jointes à l’équipe, respectivement en septembre 2020 et en novembre 2020.

Pauline Claude occupe un poste de professionnelle de recherche avec un volet animation scientifique. Cette année, elle est principalement en charge de l’organisation des formations offertes par le CRISPESH, ainsi que des activités mises en place dans le cadre du 10e anniversaire du Centre comme une série de midi-conférences et le symposium sur la pédagogie inclusive qui se tiendra en mai prochain. Pauline est également impliquée dans le développement de nouvelles activités de recherche et de transfert des connaissances. Elle a obtenu cette année son doctorat en Anthropologie de l’Université de Montréal. Avant d’arriver au CRISPESH, Pauline a occupé divers emplois à l’Université de Montréal, notamment comme chargée de cours, assistante technique et auxiliaire d’enseignement, en plus de s’impliquer grandement dans l’organisation de colloques en anthropologie.

Leslie Dubent occupe, quant à elle, un poste de professionnelle de recherche avec un profil évaluation. Dans le cadre de ses fonctions, elle sera responsable de réaliser les mandats d’évaluation au CRISPESH, ainsi que de développer les activités d’évaluation et l’offre de services du Centre. Leslie est titulaire d’un diplôme d’État de Docteur en Pharmacie et d’une maîtrise en santé publique. Précédemment, elle occupait un emploi d’associée de recherche à la Coalition canadienne pour la recherche en santé mondiale, et elle a réalisé de nombreux mandats en tant que consultante en santé publique en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Au nom du CRISPESH, nous leur souhaitons la bienvenue!

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